Comment j’en suis arrivé là !

Dans les années 80 je me suis intéressé à ELIZA : un programme d’intelligence artificielle qui simule un psychothérapeute rogérien en reformulant sous forme de questions la plupart des affirmations du « patient ». Par la suite, j’ai créé un programme qui aidait à organiser et animer des séances de BrainStorming ; en même temps je découvrais la programmation des ordinateurs et la magie du CODE !
En 2013, lors de ma formation au DU (Diplôme Universitaire) d’animateur d’ateliers d’écriture à l’Université d’Aix-Marseille, me voyant utiliser les « cartes mentales », un de nos professeurs m’a proposé d’en faire une présentation auprès des autres étudiants. Pour illustrer cette présentation je pris pour thème : la culture informatique, ce qui n’a pas de tout intéressé les amateurs de littérature qui composaient ce public. Pour éveiller l’intérêt, ma seconde étape fut de travailler sur la cartographie d’un roman. Pour tester cette approche et la mettre en pratique,  il en sortit un livre écrit à quatre mains avec mon ami Gilles Picciola : Diplomacy 2.0.
Peu à peu, je me suis intéressé à l’écriture numérique et plus particulièrement l’écriture avec les machines, j’ai découvert les travaux des précurseurs : Paul Brafort, Jean-Pierre Balpe, Philippe Bootz, Serge Bouchardon. Je me suis intéressé aux recherches théoriques menées dans ce domaine, notamment aux travaux et ouvrages de Katherine Hayles… La lecture de Clarisse Herrenschmidt, « Les trois écritures » fut une révélation !
En 2015, Google a mis en Open Source (c’est-à-dire que le code programme est accessible librement) des outils logiciels basés sur l’Intelligence Artificielle : TensorFlow. En même temps le concept d’apprentissage profond (en anglais « deep learning ») a commencé à faire parler de lui. A travers différents articles de presse et des émissions de radio, on découvrait le chercheur français Yan LeCun , l’un des précurseurs dans ce domaine. Très rapidement des artistes détournèrent certaines fonctions de TensorFlow pour générer des images étonnantes, cet outil fut baptisé : “Deep Dream”. J’ai pensé que si on pouvait générer de nouvelles images par ce procédé il devait être possible de générer du texte, peut-être des histoires… D’ailleurs TensorFlow intégrait des algorithmes appelés « word2vec » qui étaient destinés à l’analyse de texte. Des articles dans la presse faisaient écho à ma réflexion,  un programmeur nommé Andy Herd) avait fait écrire un nouvel épisode de la série « Friends » par une intelligence artificielle. Hélas, Andy Herd ne  donnait aucune information technique, il se contentait de dire : « si j’ai pu le faire, vous pouvez aussi… » D’autres articles parurent sur ce thème, tout ceci ne fit qu’amplifier mon intérêt pour l’écriture numérique avec l’intelligence artificielle.
Je me suis plongé dans l’étude de TensorFlow avec des connaissances mathématiques à sérieusement actualiser. Je finis par trouver des sources de programme et des articles scientifiques sur la Génération Automatique de Texte (GAT). Je me posais quelques contraintes notamment au niveau du langage de programmation à utiliser, ce serait Python qui est le langage le plus utilisé avec TensorFlow et d’autres outils de Deep Learning. Bien que voulant restreindre mon champ d’investigation, celui-ci n’en finissait pas de s’élargir, à suivre !
Contact Michel Pintaud : pintaudm.dwg@gmail.com

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